Chargement en cours ...

Les dernières actualités

Retrouvez l'intégralité de l'actualité de Fabien Bouguennec

Votre appareil dispose d'une trop petite résolution pour afficher les actualités
Essayez de le mettre en mode paysage (horizontalement)

L’artiste Fabien Bouguennec


Au commencement d'une peinture de Fabien Bouguennec, il y a toujours un visage.

Toujours le même et toujours différent.

Le visage d'une personne, un fantôme bien vivant, qui nous semble infiniment proche et a tellement de choses à nous dire, qu'il ne pourra cependant pas nous communiquer.

Il y a dans cette toile et dans cette personne une multitude d'époques juxtaposées. Bientôt le corps et les traits deviennent flous, fragiles. Son sexe et son genre ne sont plus que des souvenirs. Une matrice.

La bouche s'efface, qu'on devine pourtant dessinée dans un passé lointain, et il nous reste à interpréter ce que cette personne veut nous dire, ce qui manque fait naître une multitude d'expressions possibles. Un appel à l'aide, muet.

La beauté et la fragilité de cette personne demeure alors que le pinceau l’efface, que la figuration est maculée d'abstraction, que l'ici est strié de maintenant.

La toile est un palimpseste, il y a sous sa peau la multitude des peaux passées, des toiles achevées, aimées et pourtant recouvertes d'une nouvelle peinture, d'une nouvelle chair. Parce qu'il n'y en a jamais assez.

La chair et les étoiles. Le corps et l'espace. La danse des silhouettes et la mécanique quantique.

Le regard et le vide : un même vertige.

La création et la destruction.

La beauté quand même la mort est belle.


At the beginning of a painting by Fabien Bouguennec appears always a face. Always the same and always different.

The face of a person, a living ghost who gives us the impression of familiarity with so much to tell but for whom communication is impossible. There is in this canvas and in this person a juxtapose of a multitude of times.

Soon the body and the features become blurred, fragile. It's sex and it's kind become no more than memories. A matrix.

The mouth practically disappears, leaving no more than a distant past and we are left to interpret what this person wants to say to us. From what is no longer is born the possibility of a multitude of expressions. A cry for help without sound.

The beauty and the fragility of this person remains even once the artist's brush is no longer and the figuration is smudged by abstraction, that here is striated with now.

The canvas is a palimpsest, it holds beneath its skin so many skins of the past, completed canvas, loved yet hidden under new paint, new flesh because there can never be too much.

Flesh and stars. The body and the space. The dancing silhouettes and the mechanical hymn.

The look and the emptiness: the same fear of heights.

Creation and destruction.

The beauty when even death is beautiful.

Contact

Contact